L' »Étoile » de Mlle Adèle PELAZ (article de presse de juillet 1911)

Référons-nous à l’article du journal le Messager de juillet 1911.

ŒUVRES GENEVOISES

« L’Etoile »

L’« Étoile » est dans sa trente-quatrième année d’existence. Chacun sait qu’elle a été fondée par Mlle Adèle Pélaz, à laquelle l’Esprit de Dieu a conféré un don spécial : « la compréhension des besoins et de l’idéal du jeune homme ».

Il y a quelques années, on comptait à Genève environ 20’000 jeunes gens entre 15 et 25 ans ; or, 2’250 d’entre eux seulement étaient atteints plus ou moins par les appels de l’Evangile. Quelle responsabilité pour les chrétiens de notre ville !On peut dire que l’« Etoile » fait parvenir la « bonne nouvelle » à 5 ou 600 jeunes gens chaque année. Son local (Molard, n° 13) peut recevoir 100 à 130 jeunes gens. Les plus sérieux sont répartis en classes bibliques. Les jeunes gens participent à ce travail.

Le lundi soir, la bibliothèque est ouverte et on en profite pour avoir des réunions intimes. La « Forteresse » se compose d’environ 25 jeunes gens de 19 à 27 ans ; ce nom sert à désigner ceux qui prennent la part la plus active au travail parmi leurs camarades. Ils ont une classe biblique spéciale.

La « Jeune Milice » comprend ceux qui désirent s’enquérir exactement des exigences de la vie chrétienne et sont candidats à la Forteresse. Ils sont vingt-cinq, de 13 à 22 ans.

Le premier mercredi du mois a lieu une réunion pour les parents des jeunes gens, et toute l’année les garçons ont, entre eux, une réunion de prières. Il y a, de temps à autre, des conférences pour jeunes hommes ou des soirées de séances d’appel et de consécration. Chacun le sent, le but de l’œuvre est de mettre le jeune homme en face du devoir de la conversion à Jésus-Christ. Quand un jeune homme est reçu à la « Forteresse », il fait spontanément une profession de foi précise, et la cérémonie est entourée de toute la solennité voulue.

On ne s’étonnera pas qu’une œuvre poursuivie avec conscience, amour et prière, produise des résultats, mais ici nous sommes tenus à la plus grande discrétion.

Disons seulement que le Conseil fédéral a tenu à en reconnaître l’excellence en lui accordant, dès l’année 1888, la franchise de port, et la Société nationale d’encouragement au bien à Paris lui a décerné la médaille d’honneur.

De même, beaucoup de patrons prouvent l’estime dont ils entourent les jeunes gens sortant de l’« Etoile » en les payant pendant le temps de leur apprentissage. Tels reçoivent 25, 30, 50 et 70 fr. par mois, suivant le temps qu’ils ont passé à l’atelier.

L’action des dames directrices de cette œuvre s’exerce encore par l’action individuelle dans de nombreuses visites reçues à leur domicile ; telle d’entre elle envoie des journaux et imprimés aux « Etoiliens » à l’étranger.

Ces sœurs éprouvent d’une manière sensible le besoin des prières de ceux qui prennent intérêt aux jeunes gens, et elles attribuent leurs résultats encourageants au fait qu’un bon nombre se souviennent journellement de ce travail devant le Seigneur.

E. L. (Emile Lenoir ?)